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nov 01

Archipel Los Roques : prisonniers dans un paradis pour riches

Le titre est un peu fort mais révèle bien notre premier sentiment en arrivant dans cet atoll paradisiaque. Destination prisée de la bourgeoisie vénézuélienne et étrangère, Los Roques reflète l’image parfaite que l’on se fait des Caraïbes : bancs de sable d’une blancheur aveuglante, lagons transparents et brillants irrigués de veines vertes aux mille nuances, récifs coralliens spectaculaires de beauté et de délicatesse… Seulement accéder à ces paysages de carte postale a un prix et cette fois on est difficilement passé au travers.

Trouver ses marques avant de pouvoir en profiter

Lorsqu’on a compris qu’on ne trouverait aucun logement à moins de 1500 BsF/pour 2 en demi-pension (30 €), on a privilégié l’option camping sur la plage après avoir obtenu un permis auprès d’Inparques, l’organisme qui gère le parc national. Ceux-ci sont fiers de nous montrer les nombreux sites où il est possible de poser notre tente mais aucun d’entre eux ne dispose de sanitaires ou même de points d’eau douce. Il est par ailleurs interdit de faire du feu et même si les réchauds sont tolérés, ils ne sont pas acceptés dans l’avion. Dès lors, on comprend vite que ça va être compliqué de camper 7 jours en bord de mer sans eau, sans toilettes, ni possibilité de cuisiner. Inquiets mais jamais désespérés, on erre dans l’île à la recherche d’une solution et on rencontre le gérant d’une auberge qui nous prend en pitié et nous propose une chambre pour 600 BsF pour 2 (12 €).
Reste à trouver de quoi manger et même si notre hôte nous invite deux fois à sa table, on galère pour les autres jours. La majorité des gens est logée en demi-pension dans des auberges magnifiquement décorées et où des chefs préparent des mets succulents. Pour les autres, restent un snack et quelques restaurants hors de prix. On voudrait acheter du poisson mais comble de l’ironie, il y en a partout mais personne n’en vend. Heureusement après quelques jours de disette, on s’est fait notre réseau parmi les pêcheurs et nous avons pu nous régaler de thon rouge tous les soirs, préparé en ceviche (poisson cru mariné au citron).
Une fois logés et rassasiés on a voulu profiter de ce pour quoi on est venu : la plage. Mais comme rien n’est simple, on s’est encore une fois heurté à la difficulté. Sur l’île principale, Gran Roque, il n’y en a pas possibilité de se baigner à cause du balai incessant des bateaux dans les parties accessibles et des restrictions d’accès aux parties sauvages de l’île. Il ne reste plus qu’à faire comme tout le monde et payer des bateaux quotidiennement pour se faire déposer sur un des îlots déserts de l’archipel…

Le côté carte postale :

Et c’est à ce moment là qu’on a pu se détendre, arrêter de râler et profiter. On se fait donc débarquer seuls sur un banc de sable blanc avec d’un côté un lagon calme et cristallin et de l’autre des récifs coralliens gorgés de poissons multicolores : idéal pour la pratique du snorkelling (masque-tuba). Les transferts sur les îles ne sont pas donnés mais pour le prix, on nous fournit un parasol et deux chaises, il ne manque plus que la glacière pour faire les vrais beaufs à la plage ! On fait les lézards quatre jours d’affilé sur des cayos (atoll) différents en alternant baignade, snorkeling, séance photo, lecture et sieste… Les vacances, les vraies !

Après une semaine, nous quittons Los Roques avec un sentiment beaucoup plus positif que lorsque nous sommes arrivés. Car il faut avouer qu’on a passé 7 jours de rêve et qu’on avait pas vu d’aussi belles plages depuis notre séjour en Polynésie française. Une destination réservée aux privilégiés dont on fait partie, il faut bien le reconnaître.

2 commentaires

  1. flo

    a vous voir sur vos chaises, vous êtes prêt pour la grande motte l’été prochain.
    petite question: est-ce que vous avez vu des petits requins et des raies en snorkeling comme en polynésie?
    bonne continuation

  2. Gégé

    Les photos de votre trip au Vénézuela m’a vraiment donné envie d’y faire un tour … VRAIMENT ! Je ne vous remercie pas… 😉

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