Comment gérer les bakchichs aux frontières du Laos, du Cambodge et de la Thaïlande. » Blog de voyage - Récit du Tour du Monde de Julie Ogier-Denis et Guillaume Dubus

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sept 03

Comment gérer les bakchichs aux frontières du Laos, du Cambodge et de la Thaïlande.

A l’instar de l’union européenne où l’on circule librement d’un pays à l’autre, un voyage en Asie du Sud-est impose de s’affranchir des visas pour passer les frontières. Ces procédures se font très facilement mais mieux vaut connaître les rouages d’un système ou plutôt d’une arnaque bien rodée pour ne pas (trop) se faire avoir.

A savoir :
En plus du prix du visa, les douaniers demandent toujours quelques Dollars supplémentaires en trouvant un prétexte pour les justifier ; voici quelques exemples :
1$ pour les heures supplémentaires après 16h.
1$ pour les jours de week end.
1$ pour le service d‘hygiène. (???)
2$ pour sortir du pays.
5$ pour tamponner le visas,
Appelons ça comme il se doit : bakchich ou racket de touristes !
Le problème c’est que tout le monde accepte ces pots-de-vin et met la main à la poche sans rechigner.
Nous conseillons de ne pas cautionner ce système en refusant simplement de payer. En général, les douaniers montent le ton, vous font passer en fin de queue puis font mine de vous ignorer avant de vous laisser passer voyant que vous ne céderez pas.

Quelques conseils essentiels pour échapper aux bakchichs :

Connaître le prix en vigueur du visa (voir les prix des visas/pays).
Ceux-ci peuvent varier selon la nationalité de l‘appliquant. Par exemple au Laos, un français paiera 30$ alors qu’un canadien 42$.

Avoir la somme précise en US$ avec quelques petites coupures en rab pour les éventuelles bakchichs.

Se munir d’une photo d’identité pour ne pas payer de frais supplémentaires.

Avoir le temps au cas où l’agent soit très têtu.

– Toujours garder son calme quoi qu‘il arrive, jouer sur les sentiments plutôt que sur l’énervement car l’officier de service aura toujours le dernier mot.

– Être d’accord de verser une commission raisonnable de 1$ pour éviter de perdre 2h si jamais l’officier ne veut rien savoir. Le cas échéant, tenter de négocier avec une autre personne, tous ne seront pas aussi coriaces.

Refuser de soumettre son visa à l’agence de voyage :
Attention, les agences de bus proposent souvent un package incluant le transport et le visa. Bien que ces bus réservés aux touristes soient très chers, beaucoup de voyageurs naïfs acceptent le deal pour ne pas avoir à gérer les bakchichs à la frontière. Sans le savoir, ils se font berner car en plus d’une gratification conséquente au douanier, l’agent prend sa commission pour le « service rendu ».
Pour illustrer, prenons l’exemple de notre passage Laos-Cambodge aux 4000 îles :
Prix du visa initial pour rentrer au Cambodge : 20$.
Prix demandé par l’agence de transport pour s’occuper du visa : 30$.
Prix total pour les personnes ayant gérés eux même leur visa sans négocier : 28$ (2$ pour sortir du Laos, 1$ pour le contrôle d’hygiène, 5$ pour le tampon sur le visa).
Prix que nous avons payé en argumentant une dizaine de minute : 22$ (nous avons donné 1$ pour sortir du Laos et 1$ pour rentrer au Cambodge. Nous aurions pu refuser tous bakchichs mais cela aurait pris beaucoup plus de temps et le bus nous attendait.
Se méfier aussi des chauffeurs de taxi et de Tuk Tuk à la frontière. Ceux-ci affirment qu’il n’y a pas de transport local pour relier la ville la plus proche après la frontière, ainsi ils peuvent annoncer un prix exorbitant pour la course. Dans la plupart des cas, des bus locaux existent mais il faut connaître les horaires pour l’attraper au passage ou alors négocier une course en Tuk Tuk jusqu’au terminal de bus quelques kilomètres plus loin.

La mécanique des visas en Asie du Sud-est est bien rodée, elle est même très juteuse pour ces agents de l’état peu scrupuleux qui s’engraissent sur le dos des voyageurs crédules pour qui quelques Dollars de plus ne sont pas une grande perte.

 

3 commentaires

  1. Chistof

    Je vois qu’on a le meme point de vue! On a passe le meme poste frontiere entre le Laos et le Cambodge. Sur tout le bus on etait les seuls a faire notre visa nous meme. Et leur controle sanitaire ca me fait bien rire, t’as beau avoir la fievre ou le palu, tant que t’as les pepettes, tu passes :)

  2. Cristiani Peres

    I had a lot of this kind of problems in Bangkok, haven’t you? At first, my friends got a little bit mad, but I understood that was something cultural…they are too poor and they are all the time trying to get money anyway.

  3. sahrian.fr au cambodge

    Hello ! Super intéressant comme article ! On découvre des excuses qu’on ne connaissait pas ! Pour notre part on a pris un transport organisé pour passer : on a pas voulu se faire chier parce que on savait pertinemment que on allait s’énerver si on devait se battre contre des pourris et ça aurait mal tourné… Du coups on a fais comme tout le monde dans notre bus et on a laché 30€ et ils se sont chargés de tout ! Dur dur quand même l’État soutient la cause…
    Merci pour l’article

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