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Administratif

Lorsqu’on part pendant 1 an, il est difficile de penser à tout. Pourtant mieux vaut anticiper pour se délester une à une de toutes ces formalités administratives. En voici une liste exhaustive :

  • Prévenir son employeur et négocier la meilleure des solutions (congés sans solde, démission, rupture conventionnelle…)
  • S’inscrire au Pôle Emploi pour avoir un statut même sans toucher ses droits de chômage.
  • Résilier tous les contrats en cours (Internet, téléphonie, EDF/GDF, assurance habitation…)
  • Choisir une bonne assurance rapatriement/bagages (nous avons opter pour Marco Polo qui nous couvre hors Sécurité Sociale).
  • Scanner tous les documents importants (passeport, visas, billets d’avions, ordonnances, contacts utiles…) et les mettre à disposition sur un « Cloud » type Google Drive ou sur un serveur personnel.
  • Faire un chek-up complet chez le médecin et chez le dentiste (trousse à pharmacie, vaccins…). S’adresser éventuellement à l’Institut Pasteur qui dispose de médecins spécialisés voyage.
  • Trouver la banque la mieux adaptée à son projet et qui coûte la moins chère en prestation. Négocier le coût des frais bancaires et de la ou des cartes bancaires (Visa Premier et/ou Gold MasterCard).
  • Payer les impôts de l’année suivante.
  • Faire les demandes de visas suffisamment à l’avance (beaucoup de visas s’obtiennent aux frontières).

Choisir une banque :

Le choix d’une banque n’est pas à prendre à la légère car ce partenaire financier est susceptible de ponctionner jusqu’à 1000 € de frais bancaires divers suivant le budget du voyage et de la façon de l’utiliser. Mieux vaut donc bien comprendre l’enjeu et négocier au mieux les prestations.

Après plusieurs rendez-vous (Crédit Agricole, Caisse d’Épargne, Crédit Mutuel, Société Générale, HSBC, LCL), nous avons choisi la BNP-Paribas, qui a des partenariats avec des banques implantées dans le monde (sur notre trajet : Australie, Nouvelle-Zélande, Chili et Pérou mais très peu en Asie). L’avantage étant aucun frais bancaire lors d’un retrait dans ces guichets. Les retraits aux autres enseignes sont commissionnés à hauteur de 2,9% + 3 € par opération. De plus nous avons négocié avec notre conseillé 2 ans de carte Visa Premier offerte (132€/an). L’autre avantage proposé par cette banque est qu’elle offre une deuxième carte de retrait affiliée au même compte sur le réseau MasterCard, afin de maximiser les chances de retrait réussis.

Les autres enseignes nous ont proposé en moyenne un prix de 18€/mois (assurance comprise) pour une carte Visa Premier ou Gold MasterCard avec des retraits et des paiements commissionnés à hauteur de 3 € par retrait + une commission variable d’environ 3%.

Les banques en ligne :

Les banques en ligne proposent des cartes bancaires gratuites (Gold MasterCard pour Fortuneo et ING, Visa Premier pour Boursorama).
Les retraits et paiements en devise ont une commission fixe de 2%. L’assurance perte et vol est de 18 €/an (Fortuneo et Boursorama, gratuit pour ING).

Les Assedics :

Nous avons convenu avec notre employeur une rupture conventionnelle. Après avoir quitté son poste, il faut ouvrir un dossier aux Assedics, en agence ou en ligne. Le premier rendez-vous est donné dans les 72 heures. Après un délais de carence, l’indemnisation chômage commence. On a droit à 35 jours de congés payés par an, ce qui permet de commencer le voyage pendant cette durée (bien penser à se résilier par écrit une fois ce délais terminé).
L’avantage de la rupture conventionnelle, c’est qu’elle donne droit à l’indemnisation au retour du voyage. Les droits Assedics sont valables 5 ans et l’indemnité est d’environ 23 mois.

Les vaccins :

Nous avons pris rendez-vous à l’Institut Pasteur de Paris (25-28 rue du Docteur Roux 75015 PARIS, 01 45 68 80 00). Lors d’une première consultation, un médecin spécialisé dans les voyages conseille les vaccins à faire en fonction des destinations. Dans notre cas, voici ceux qu’il nous a suggéré :

  • Hépatite A (43 €)
  • Rage (3×40 €)
  • Fièvre jaune (38 €)
  • Typhoide (32 €)
  • Encéphalite Japonnaise (2×98 € + consultation médicale)

Les vaccins peuvent se faire directement à l’Institut Pasteur (prix d’une consultation 26€) ou peuvent être administrés par le médecin traitant en les achetant préalablement en pharmacie. L’Institut Pasteur délivre un carnet international de vaccination indiquant toutes les injections et les rappels à effectuer, celui-ci peut être demandé par les autorités à l’entrée de certains pays (jamais dans les pays que nous avons traversés).

Un second rendez-vous à l’Institut Pasteur détermine le contenu de la trousse à pharmacie ainsi qu’un éventuel traitement préventif contre le paludisme.

Les Assurances de voyage :

Dans l’opaque business des assurances de voyage il est parfois difficile d’y voir clair, surtout quand on se plonge dans les clauses spécifiques, celles écrites en tout petit. La plupart des packages proposent des formules complètes couvrant le rapatriement sanitaire, la couverture des soins médicaux, l’assurance perte ou vol de bagages (…) mais en essayant de décrypter le paragraphe de « Non Garantie », on en découvre les limites : exclusion de certains sports pour les unes, de certains modèles de véhicule à la location pour d’autres, absence de prestations médicales en France après un rapatriement…
On se rend vite compte qu’il est impossible de prévoir exactement quels seront les besoins en terme d’assurance pour un projet de Tour du Monde. Voulant partir rassurés et couvert en toutes circonstances, nous décidons d’en sélectionner trois et de les comparer :

  • Marco Polo de AVI international
  • Europ Assistance
  • Mondial Assistance

A notre grande surprise, les deux dernières ne proposent de couverture qu’en complément d’une prise en charge primaire de la Sécurité Sociale. Renseignements pris, la SECU ne couvre pas les personnes voyageant à l’étranger pour une période supérieure à six mois. Autrement dit ces assurances proposent des formules spéciales « Tour du Monde » qui sont applicables uniquement pour les voyages de courte durée ou aux personnes gardant un statut de travailleur dans le système français, lors d’un congé de disponibilité par exemple. Ces courtiers en assurances vendent des produits sans se soucier de leur réelle viabilité, et lorsqu’on leur explique concrètement le problème, ils fredonnent à demi-mot « il faudrait souscrire à un complément pour une couverture totale ». L’autre option consiste à cotiser à la Caisse des Français à l’Etranger. Compter tout de même un complément de 290 € par trimestre, ce qui porte la somme totale à environ 2200 € pour un an.

Sur les conseils de plusieurs bloggeurs qui ont traité le sujet nous optons pour Marco Polo qui propose une formule certes plus chère mais sans complément de la SECU. Le coût pour un an s’élève à 1090 € et en prime, ils offrent une couverture d’un mois prenant en charge 100% des frais médicaux au retour en France, à la suite d’un rapatriement sanitaire. Un délais qui laisse le temps aux assurés de se réinscrire au régime de la Sécurité Sociale.
 

2 commentaires

  1. Mutuelle santé

    Carrément un super article. Je note le blog ! Je ne manquerai pas de jeter un oeil regulièrement

  2. Vanessa

    Merci pour cet article très enrichissant. Je pense que même en consultant cet article, je ne vais pas me souvenir de toutes les choses à prévoir avant de partir en voyage. Il faut cependant y penser sinon le voyage risque d’être raté à cause de petits détails. Merci beaucoup.

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