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fév 13

Isla Navarino : une terre sauvage au bout du monde

La majorité des gens croient que Ushuaia en Argentine est la ville du bout du monde. Or c’est au Chili, sur l’île de Navarino que se trouve Puerto Williams, la ville la plus australe de notre planète. Contrairement à la grande ville argentine plus penchée sur un tourisme de masse, Puerto Williams conserve son authenticité et son image de petit village isolé de pêcheurs. Une semaine sur les terres du peuple Yaghan, perdus au bout du monde nous a vraiment permis d’en découvrir ses trésors cachés..

Le trek le plus austral du monde :

A Navarino, les touristes viennent apprécier une nature brute encore vierge de traces humaines et pour la plupart, s’aventurer dans le trek le plus austral du monde : Los Dientes de Navarino. Cette boucle de 5 jours traverse des vallées hostiles avec des paysages chaotiques typiques à ces latitudes. La météo capricieuse et l’absence de sentiers bien balisés en font une aventure de chaque instant. Dans notre cas, nous avons eu droit aux 4 saisons : du soleil mais aussi de la pluie, quelques flocons de neige, des nuits glaciales et beaucoup de boue qui a rendu le chemin parfois impraticable. Nous avons suivi du mieux possible les marques au sol et les cairns mais même équipés d’une carte, c’est parfois difficile de garder le cap. Et notre sens de l’orientation n’a pas pu éviter les hors piste en forêt ou dans les pierriers, avec quelques belles chutes à la clef ! Enfin même mouillés, nous avons apprécier la quiétude de ces montagnes isolées qui dévoilent des lieux mystiques comme le canal de Beagle ou les îles du Cap Horn !

« Refugio El Padrino », une auberge où l’on se sent chez soit :

Une fois rentrés du trek, nous avons séjourné au « Refugio El Padrino », une auberge conviviale où l’on se sent très vite chez soit et qui mérite tous les éloges. Cécilia la gérante est une vraie mère pour ses hôtes auxquelles elle confère une attention particulière. Toujours disponible, souriante, ses conseils valent de l’or ! Pour notre dernier soir, elle a même organisé une fête et offert un repas typique à base de poulpes et de crustacés pour la vingtaine de convives. Une autre preuve de son accueil chaleureux !

La pêche à la Centolla, un cadeau de la « Mère » :

Puerto Williams est aussi un port de pêche dont l’activité principale est la « Centolla », véritable crabe géant. C’est au refuge El Padrino que Cécilia nous a fait découvrir ce met de luxe en nous en offrant des kilos !

Dernière étape avant l’Antarctique :

Puerto Williams est aussi la dernière étape avant les expéditions en Antarctique ou dans les fjords chiliens. Des navigateurs solitaires aux riches curieux qui s’offrent une croisière au pôle Sud, la marina est le point de passage obligatoire de ces aventuriers des mers. La taille humaine du village facilite les rencontres et rien de tel qu’une virée dans une des tavernes du coin pour échanger des anecdotes ou des histoires de corsaires.

Une authenticité qui a un coût :

Pour accéder à cette île isolé il faut s’en donner les moyens. Compter 100 US$ pour un aller depuis Ushuaia (30 min de bateau et 2h30 de bus). Autre solution que nous avons choisi au retour : le ferry hebdomadaire entre Puerto Williams et Punta Arenas. Celui-ci sillonne les fjords reculés de Patagonie et traverse les glaciers de la Cordillera Darwin ; un voyage de 30 heures qui prend plutôt les airs d’une croisière. Compter tout de même 186 US$, repas inclus pour l’option la moins cher (sièges inclinables). Réservez sa place en avance car les disponibilités sont rares.

Cette virée sur l’île de Navarino conclut en beauté deux mois de voyage en Patagonie. Une terre isolée mais authentique, hostile mais de charactère, froide mais compensée par la chaleur de ses habitants.

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1 commentaire

  1. Dos santos

    MAGNIFIQUE!!!!!!! les photos merci!!!

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