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juin 28

La Birmanie, un pays en route vers la démocratie ?

La Birmanie est un pays très pauvre qui souffre depuis des années d’une asphyxie imposée par la dictature militaire en place. Le manque d’investissements des entreprises étrangères, le boycotte de certains pays et la lente ouverture au tourisme empêchent le pays de se développer normalement notamment face aux pays voisins en pleine expansion (Inde, Chine, Thaïlande). Pourtant les ressources naturelles sont abondantes dans le pays (gaz, pierres précieuses, bois rares…) mais le système militaire corrompu laisse certaines entreprises étrangères piller les ressources du pays en échange de quelques billets verts. Une poigné d’hommes peu scrupuleux s’enrichissent personnellement sans penser à l’avenir du pays.

En sillonnant les routes,on se rend compte du manque de moyen et on a l’impression de revenir au siècle dernier. Le secteur de l’industrie et celui du service n’existent quasiment pas, mais heureusement le secteur agricole est très développé dans le pays et c‘est surement ce qui le met à l‘abri des famines. La Birmanie est un des premiers exportateurs mondiaux de riz, de teck et de pavot mais les méthodes de production sont souvent restées à l‘ancienne : le labourage est fait à la charrue et aux bœufs, la récolte à la main. La majorité des travaux publics sur les routes sont effectués avec pelles et pioches, des porteurs chargent et déchargent des camions à la force du dos…

Beaucoup d’habitations sont vétustes, souvent elles ont un toit en feuille de maïs et les familles dorment parterre sur un tapis en bois tressé. Toute la cuisine est faite au feu de bois, l’eau n’est pas courante ni potable, les gens se lavent dans les rivières et l’électricité est aléatoire et souvent remplacée par des groupes électrogènes. En ville les trottoirs sont défoncées, les égouts apparents et dès qu‘il pleut les rues sont inondées. On sent que beaucoup d’infrastructures n’ont pas été rénovées depuis des dizaines d’années.

Un autre fait marquant de cette pauvreté, c’est le travail des enfants. Jeunes ou moins jeunes sont d’astreinte sur le bord des routes, dans les champs ou restaurants. Près de Mandalay, nous rencontrons une vingtaine d’enfants qui s’affairent à remplir un chalutier de graviers en les portant sur leur tête panier après panier. Un travail de titan qui devait durer depuis des semaines alors qu’une pelle mécanique aurait fait le boulo en une journée.
Cependant les choses semblent évoluer depuis peu, notamment avec l’élection reconnue d’Aung San Suu Kyi mais bien que quasi 100% de la population souhaitent un changement radical, ce régime se maintient en place depuis plus de 45 ans. Un pays aux multiples facettes qui aurait tout à gagner d‘instaurer une démocratie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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