Le lac Inle : un voyage hors du temps » Blog de voyage - Récit du Tour du Monde de Julie Ogier-Denis et Guillaume Dubus

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juin 22

Le lac Inle : un voyage hors du temps

Situé à 900 mètres d’altitude entre les montagnes boisées, le lac Inle est un des plus grand du pays, il mesure 20 km de long sur 9 km de large sans que sa profondeur ne dépasse 5 à 6 mètres. Il est un des lieux les plus touristique de Birmanie mais n’en reste pas moins authentique. Le meilleur moyen pour le découvrir est la pirogue. Son prix est un peu élevé mais en se groupant avec d’autres personnes, on peut s’en tirer à un moindre coût.

A 8h30 nous embarquons avec une famille de canadiens : Dion, Daphné, Lola et Amish. Yé’Ko, 21 ans sera notre guide. Il a arrêté l’école à 15 ans mais continu de travailler son Anglais. Nous naviguons vers différents villages sur pilotis plantés au milieu du lac. Ce système permet de palier aux différentes hauteurs d’eau pendant les périodes de mousson. Les habitants vivent en autarcie et leur seul moyen de se déplacer est en pirogue, à moteur pour les plus aisés, à rame pour les autres. Nous assistons à des scènes de vie quotidienne; certains font la vaisselle directement sur le ponton de leur maison, d’autres se lavent dans le lac…

Les autochtones vivent de la pêche et ont une technique unique au monde. Ils rament avec un pied en utilisant la pagaie comme une pédale pendant que leurs mains tendent le filet pour piéger le poisson. Cependant à cause d’une surexploitation du lac, beaucoup de pêcheurs ont dû changer de métier et sont devenus agriculteurs. Leur méthode est particulièrement originale et ingénieuse. Un mélange d’algues recouvert de terre, arrimées à des pieux de bambou fixés au fond du lac, forme d’immenses jardins flottant sur plusieurs hectares. Tomates, aubergines, concombres peuvent ainsi pousser toute l’année malgré les variations de l‘eau. Le résultat est très insolite…

D’autres métiers font partie de la vie du lac. Nous visitons plusieurs fabriques de tissus, les femmes extraient les fils de la plante de lotus pour créer des vêtements. Dans un second atelier, des femmes girafes brodent des écharpes en soie avec des machines manuelles d’un autre temps (15 jours par pièce). Nous visitons aussi une joaillerie artisanale où des ouvriers s’affèrent à récupérer et façonner des métaux précieux.

 

Nous tombons tout de suite sous le charme de cet endroit si mystérieux mais restons stupéfait de la manière de vivre des habitants. Les années défilent pour nous autres mais semblent s’être figées à cet endroit. A leur fenêtre, les gens laissent couler le temps en regardant passer les pirogues.

Une journée riche en émotion qui se ponctue par un couché de soleil au milieu de l’eau puis par un dîner à base de poisson local, de quoi en faire saliver plus d’un !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 commentaire

  1. Gaudilliere

    Magnifique…

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