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avr 25

Le matériel du backpacker soumit à rude épreuve

Après 11 mois de voyage, le constat est simple : pas un seul de notre équipement ne tient le coup, qu’il soit de marque, « Made in China« , cher ou d’entrée de gamme. Nous vivons dans une société de consommation où tous les produits fabriqués sont jetables avec une durée de vie très limitée. Dans ce contexte plutôt que de suggérer telle marque ou tel produit aux futurs voyageurs, nous préconisons un investissement judicieux dans un équipement complet de couture avec la bonne formation qui va avec !

Notre tente en exemple

Certes, nos équipements sont soumis à rude épreuve, utilisés quotidiennement dans les transports, les randonnées, sous le soleil ou sous la pluie mais après tout, c’est ce pour quoi ils sont conçus, non ?
Prenons l’exemple de notre tente North Face Meso 2, qui est un produit haut de gamme, d’une valeur de 250€. Après 100 utilisations, elle survit tant bien que mal, sauvée par Julie la couturière et ses opérations chirurgicales de précision. Les fermetures éclairs ont lâché, l’obligeant à les remplacer en urgence à 2500 mètres d’altitude. D’autre part, les rayons ultraviolets ont endommagé sérieusement la toile extérieur réduisant son imperméabilité soit disant à l’épreuve de toute infiltration. Quand à la pochette de rangement, elle se déchire comme du papier victime elle aussi du soleil. Une marque de renommée qui base son image sur le haut de gamme destiné aux conditions extrêmes, conçoit en fait des produits « Made in China » à durée de vie très courte qu’on doit remplacer régulièrement. Et ainsi grandit le chiffre d’affaire de la firme.

Et ceci n’est cas isolé :

  • Le sac à dos Lafuma est maintenant recousus de toutes parts pour renforcer les lanières et les fermetures éclairs qui ont lâché.
  • Nos pantalons se déchirent peu à peu, les T-shirt ont depuis longtemps perdus leur couleur.
  • L’ordinateur Acer Aspire One a succombé il y a 6 mois, bien qu’une opération en Thaïlande, lui ait permis de vivre quelques mois de plus.
  • Le livre électronique Virgin Cybook Odyssey ne recharge plus après moins de dix utilisations.
  • Les matelas auto gonflants sont raplaplas.
  • La popote Quechua perd sont revêtement anti-adhésif et se dissout dans la nourriture, les couteaux de même marque sont cassés.
  • Julie a déjà changé ses sandales Colombia mais la 2ème paire va bientôt lâcher à son tour alors que celles de Guillaume, Quechua elles ont survécus quelques mois grâce à des sangles, puis ont fini par lâcher.
  • Julie a dû jeter ses chaussures de randonnée Lafuma, déchirées de toute part après un trek bien arrosé, celles de Guillaume, Tecnica ont déjà été recousues par un cordonnier.

En parlant avec d’autres voyageurs, ils font tous le même constat, preuve que nous ne sommes pas la cause de ces détériorations. Certains nous ont même expliqué que deux sangles de leur deux tentes de même modèle avaient cédé le même jour après 7 mois d’utilisation, comme si elles avaient été construites pour fonctionner un nombre de fois limité. Quand on utilise le matériel de camping quelques semaines par an, on ne s’aperçoit pas de ce genre de défauts mais pour une utilisation prolongée, faut-il opter pour du matériel bas de gamme, renouvelé régulièrement ou investir dans un équipement cher sans garantie sur sa fiabilité, la question reste en suspend.
On attend vos suggestions et conseils en commentaires…

 

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