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juil 11

Les anecdotes insolites du bus laotien

Après plus de 100 heures passées dans le bus en moins d’un mois et demi, nous voulons vous faire partager notre expérience au Laos. Ce thème reviendra de manière récurrente dans nos articles car chaque pays a sa singularité.

La circulation

On trouve beaucoup de similitudes avec les bus birmans (bruyants, lents, peu confortables, bondés…), néanmoins on a pu noter quelques différences. Pour commencer, le trafic routier : outre les vélos, voitures, scooters, tracteurs, tuk-tuk, il faut partager la route avec des chiens, chats, canards, poules, porcs, vaches, zébus, chèvres qui représentent à eux seuls une partie importante du trafic. Ils ne se préoccupent peu des règles de circulation, il est donc nécessaire de s’armer de patience avant qu’ils daignent se bouger du milieu de la route. D’autre part, il est indispensable de demander la durée du trajet avant de monter à bord d’un bus. Les temps de parcours sont longs, compter 10 heures en moyenne pour parcourir 300 km. Ignorant cette règle basique, nous sommes arrivés à Paksé en pleine nuit, et nous avons été contraint de rejoindre le centre ville à pied, 3 km plus loin, les sacs sur le dos. Epuisés, nous avons terminer cette ballade nocturne à 3 h du matin.

Les pauses

Les pauses se font en fonction du bon vouloir du chauffeur. Il peut décider de s’arrêter sur le bord de la route le temps de s’acheter de la nourriture, des oiseaux vivants, ou des écureuils morts. Les pauses repas dépendent de l’appétit du chauffeur. Au choix : soupe de nouilles servie à la gargote du coin (les cafards en supplément), ou différentes brochettes grillées/carbonisées (grenouilles, pieds de poule, grillons, œufs fécondés, et autres aliments non identifiés).
Si une envie pressante vous prend, il choisit un endroit pour vous y déposer quelques minutes, à vous ensuite de trouver le bananier approprié.

Pour les malades

En Birmanie, des sacs plastiques sont distribués dans les bus en guise de poubelle, les voyageurs peuvent ainsi y cracher leur chique de tabac. Au Laos, leurs utilités est tout autre ; en effet, ils servent de contenant pour régurgiter le repas du soir des nombreux malades de la route. L’usage est de déposer ensuite son petit sachet en dessous de son siège, sans prendre soin de le fermer. Vous devrez donc glisser vos pieds entre des sacs de riz et des sacs de vomis ! Pour l’anecdote, sur notre dernier trajet, nos 3 voisins de devant ont été malade, ils ont laissé leurs petits sacs mal refermés sous leur siège, laissant ainsi s’écouler le contenu sous nos pieds. Nous avons eu le plaisir de passer les 9 heures de trajet les pieds en l’air.

La musique

En général dans les bus laotiens, il n’y a pas de TV, donc pas de karaoké. Mais rassurez-vous, vous aurez droit à la musique plein pot toute la nuit. De bonnes Boules Quies sont conseillées mais ne suffisent pas à étouffer le son, simplement à le passer au dessous du seuil de douleur.

Les bagages en soute

Bien prendre soin de couvrir son sac avant de le déposer en soute car on ne sait jamais ce que le bus transporte. Pour le trajet Tha Khaek – Paksé, on a eu droit aux caisses de poissons frais. En coulant, elles ont laissé leur odeur sur le sac de Julie pendant plusieurs jours.

Toutes ces petites anecdotes nous paraissent insolites, cependant les bus locaux restent le moyen de transport que nous privilégions et qui nous permet de s’imprégner rapidement de certains us et coutumes locaux.

1 commentaire

  1. tata kiki

    le voyage de julie et Guillaume, le premier reportage écrit qui pue !

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