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juin 19

Les transports en commun, des voyages authentiques

Pour relier Yangon à Mandalay, les deux plus grosses villes du pays distantes de 600 km, il y a plusieurs possibilités :

– L’avion pour les moins courageux.
– Le train qui propose plusieurs trajets par jour (16 h au minimum) avec sièges en bois ou couchettes selon la classe.
– Le bus de jour ou de nuit (9 h ou 12 h selon les compagnies). Attention, cette option ne comprend pas le liquide de refroidissement du moteur, il faut s’arrêter plusieurs fois pour l’arroser manuellement.

 

 

 

 

 

 

 

Nous choisissons ce moyen pour rejoindre Mandalay, le moins onéreux et celui qui nous fait économiser une nuit d’hôtel. Nous grimpons à bord d’un bus plutôt récent: climatisation, sièges inclinables, télévision, boissons, on nous fournit même une brosse à dent avec du dentifrice! Alors là, on est bluffé! Un seul petit « hic »: la télévision, elle nous a été vendue comme étant le petit plus, sauf qu’un karaoké birman kitch à souhait et à plein volume toute la nuit ne nous a pas vraiment fait rêver…

Il existe un autre type de bus, les pick-up. Ils sont utilisés pour les plus courts trajets et ne manquent pas d’authenticité. A bord de ces camionnettes, on pourrait imaginer plusieurs classes:

– La « First class », c’est le top, vous êtes assis a côté du chauffeur, les sièges sont molletonnés, belle visibilité, il ne manque que l’air climatisé…
– Ensuite vient la « Business class », qui se situe derrière l’habitacle du chauffeur. Cette fois les sièges sont en bois, vous êtes serrés contre vos voisins, et encerclés par des sacs de riz, des cagettes de fruits ou des objets en tout genre. Ambiance chaleureuse et vous êtes à l’abri en cas de fortes pluies (utile pour les périodes de moussons).
– La classe « Eco », en général réservée aux hommes, elle consiste à rester debout à l’arrière du véhicule en se tenant fermement au toit du pick-up.
– Enfin, la dernière classe dite « à risque », Les sensations sont garanties mais pas le trajet du retour. Elle se situe sur le toit sans aucune barrière de sécurité ou presque. Un coup de frein ou d’accélérateur et vous vous retrouvez immédiatement éjecté du véhicule. On nous l’a gentiment proposé mais on n’a pas osé la tester…

Il faut savoir que leur conduite est sportive. Elle consiste à rouler à vive allure sur une route défoncée, avec un seul mot d’ordre: klaxonner! Les limitations de vitesse, feux tricolores, ou priorités à droite ne font bien évidement pas partie du règlement.

On a intérêt de se cramponner!

 

 

 

 

 

2 commentaires

  1. sylviane

    super vos articles…on est ravis de partager des bouts de chemin avec vous,
    c’est très sympa et ça nous rassure aussi …..soyez curieux mais prudents également…..

  2. dom

    photos magnifiques, on attend la suite…

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