Exploration des ruines industrielles de Galice
Dans le cadre verdoyant de l’ossature galicienne, une fascinante route se dessine. Elle invite à un voyage entre nature et histoire, révélant des secrets dissimulés au cœur des forêts. Un périple qui commence dans la Ría de Muros-Noia, un coin de Galice où les paysages marins se fondent dans l’environnement rural.
Ruines entre forêts

Explorer les vestiges des anciennes usines offre un aperçu de l’histoire industrielle marquante de la région. Située dans le concello de Lousame, la route des papeteries permet de parcourir une distance de 21 kilomètres à travers la nature, bordée par des vestiges de ce qui fut autrefois une frénésie industrielle.
Les ruines apparaissent ici et là, recouvertes de mousse et d’vigne. Les rivières San Xusto et Vilacoba sont devenues des gardiennes de ce patrimoine. Leur qualité de l’eau était un élément vital pour l’industrie papetière, rendant cette localisation attractive à l’époque. (Une promenade ici peut éveiller des souvenirs d’enfance, lors de fous rires partagés au bord de l’eau.)
Fabrique de Brandia
La première étape de la route est celle de la fabrique de Brandia, un site qui reste affectueusement à l’écart des autres. Bien que maintenant déplacée à Vidán, près de Santiago de Compostela, ses murs d’origine, en ruines, évoquent des temps révolus.
Cette fabrique, fondée au début du 19ème siècle, a vu naître de grands bouleversements avec l’arrivée de la technologie. Alors que l’électricité modifiait le paysage de la production, le passé artisanal ne s’effaçait pas complètement. Des histoires de nuits illuminées par la turbine résonnent encore avec la mémoire de ce lieu où le labeur humain fusionnait avec la nature.
Se dresse sur un rocher sous lequel elle s’accroche dans les pentes
Fabrique Fontán – O Castro

À un jet de pierre se trouve une autre usine, connue sous le nom de Fontán, renommée pour son histoire profonde liée à la famille du célèbre Domingo Fontán, le géographe à l’origine des premiers cartes de la région. Avec son architecture emblématique, elle témoigne d’un passé de production florissante.
Un véritable trésor documentaire, conservé à Madrid, raconte les récits d’ouvriers, de conditions de travail, et même de météorologie. Ces détails plongent les visiteurs dans une histoire locale riche, souvent méconnue.
Galiñeiro

À proximité du village de Cerquides se dresse la petite fabrique de Galiñeiro. Moins imposante, sa structure a survécu sans transformation. Cet endroit, juché sur les rives du Vilacoba, est un témoignage sur l’échec de la réutilisation de nombreux bâtiments après leur fermeture.
Soutorredondo

La fabrique de Soutorredondo affiche le meilleur état de conservation parmi toutes. Autrefois papeterie, elle a été reconvertie en bureaux pour une pisciculture voisine. Cela a permis une préservation significative, offrant une vision sur une époque révolue.
San Xusto
La dernière usine, celle de San Xusto, est malheureusement en piteux état. Clipie par une végétation dense, ce petit bâtiment témoigne d’un patrimoine industriel qui lutte pour exister. L’intérêt écologie a récemment émergé ici, attirant les curieux avec son espèce de fougère rare, le Woodwardia radicans, menacée d’extinction.
Chacune de ces visites constitue un rappel que l’histoire n’est jamais très loin, enfouie sous la verdure, attendant d’être redécouverte. Ces lieux murmurent les récits du passé, invitant à une réflexion sur le temps qui passe.






