Un voyage au cœur de l’industrie à Puerto de Sagunto
Lors de votre visite à l’alto horno de Puerto de Sagunto, vous serez plongé dans l’univers fascinant de la sidérurgie. Dans ce cadre, des termes comme tobera et etalaje ne seront plus de simples mots, mais des éléments essentiels pour comprendre les rouages d’une industrie qui fonctionnait jour et nuit. L’installation était si complexe qu’elle ne s’arrêtait qu’une fois tous les cinq ans, en réponse à des besoins de maintenance ou des changements dans le contexte économique. Imaginez un lieu où l’activité ne s’interrompt jamais pendant des années, cela marque les esprits.
Ce qui attire dans cette visite, c’est la manière dont cette industrie a façonné la ville elle-même. Une véritable ville-facteurie est née de cette aventure industrielle, changeant le quotidien des habitants. Les enfants d’antan se remémorent comment la sirène annonçant la fin de journée des travailleurs leur indiquait qu’il était temps de rentrer à la maison. Un souvenir cocasse qui souligne l’influence de ces structures sur la vie locale.

Restes de la dernière coulée conservés à l’intérieur de l’alto horno.
La naissance d’une ville-facteurie
L’histoire de Puerto de Sagunto, sa structure urbaine et son organisation sociale sont profondément marquées par une industrie, celle du secteur minier et sidérurgique, qui s’y implante en 1900. Cette arrivée provoque la naissance d’un réel noyau urbain autour d’elle, une situation qui deviendra un modèle en Espagne. C’est grâce aux entrepreneurs du Pays Basque, Ramón de la Sota et Eduardo Aznar, que la compagnie Sierra Menera voit le jour. Son objectif ? Exploiter les mines des localités de Ojos Negros en Teruel et de Setiles en Guadalajara, tout en accédant à la mer via Sagunto.
Pour cela, ils établissent une ligne de chemin de fer reliant Ojos Negros à la ville valencienne, accompagnée d’un embarcadère pour les minerais. Et autour de cette infrastructure, les logements et services sont construits pour accueillir les travailleurs et leurs familles, créant ainsi un ensemble dynamique qui comptait jusqu’à 4 000 employés à son apogée. Cette organisation témoigne de la volonté de construire une communauté autour du travail, une expérience qui, même un siècle plus tard, continue d’influencer les dynamiques locales.
Alors, prêt à découvrir comment l’industrie façonne des vies, des souvenirs et des villes ? Associer tourisme et histoire peut révéler des facettes de notre culture souvent méconnues.






