Laissez-moi vous révéler les secrets d’une des spécialités les plus emblématiques de la cuisine cantonaise : les dim sum. Ces délicates bouchées vapeur, véritables trésors de saveurs, sont bien plus faciles à réaliser à la maison qu’on ne l’imagine. Suivez mon guide pas à pas pour épater vos convives avec des dim sum dignes des meilleurs restaurants chinois !
Difficulté : moyenne
Temps de préparation : 45 minutes
Temps de cuisson : 15 minutes
Portions : Pour 4 personnes (environ 20 dim sum)
Pourquoi vous allez adorer ces dim sum maison
Je me souviens encore de ma première dégustation de dim sum lors d’un voyage à Hong Kong. Ces petites bouchées servies dans des paniers en bambou m’ont littéralement transporté. Le mot « dim sum » signifie « toucher le cœur » en cantonais, et croyez-moi, ils portent bien leur nom ! Contrairement aux idées reçues, réaliser des dim sum à la maison ne requiert pas des années d’apprentissage. Avec quelques astuces et un peu de pratique, vous obtiendrez des résultats vraiment savoureux.
La beauté des dim sum réside dans leur variété infinie. Aujourd’hui, je vous propose de réaliser les célèbres Ha Kao (raviolis aux crevettes) et Siu Mai (bouchées ouvertes au porc et aux crevettes), deux classiques que l’on trouve dans tous les restaurants chinois traditionnels.
Les ingrédients
Pour la pâte des Ha Kao (raviolis translucides) :
- 150 g de fécule de pomme de terre
- 50 g de farine de blé
- 200 ml d’eau bouillante
- 1 cuillère à soupe d’huile
- 1 pincée de sel
Pour la farce des Ha Kao :
- 300 g de crevettes crues, décortiquées et hachées grossièrement
- 1 cuillère à café de gingembre frais râpé
- 1 cuillère à soupe de ciboule chinoise ciselée
- 1 cuillère à café d’huile de sésame
- 1 cuillère à soupe de sauce soja claire
- 1 cuillère à café de vin de riz chinois (Shaoxing)
- 1 cuillère à café de sucre
- 1 cuillère à café de fécule de maïs
- Poivre blanc
Pour les Siu Mai :
- 250 g de porc haché (pas trop maigre)
- 100 g de crevettes décortiquées et hachées
- 2 champignons shiitake séchés, réhydratés et hachés
- 1 cuillère à soupe de sauce soja
- 1 cuillère à café d’huile de sésame
- 1 cuillère à café de sucre
- 1 blanc d’œuf
- 1 cuillère à café de maïzena
- 20 feuilles de pâte à wonton (disponibles en magasin asiatique)
- Quelques grains de tobiko (œufs de poisson volant) ou carottes râpées pour la décoration
Pour la cuisson :
- Papier sulfurisé ou feuilles de chou chinois
- Un panier vapeur en bambou
Se dresse sur un rocher sous lequel elle s’accroche dans les pentes
La préparation pas à pas
Étape 1 : Préparer la pâte des Ha Kao
Dans un saladier, mélangez la fécule de pomme de terre et la farine. Versez l’eau bouillante petit à petit tout en remuant avec des baguettes ou une spatule en bois. Ajoutez l’huile et le sel, puis pétrissez jusqu’à obtenir une pâte lisse et élastique. Couvrez d’un linge humide et laissez reposer 30 minutes.
Ce repos est essentiel – j’ai appris à mes dépens qu’une pâte non reposée devient impossible à manipuler ! Vous saurez que votre pâte est prête quand elle devient souple mais pas collante.
Étape 2 : Préparer les farces
Pour les Ha Kao : Dans un bol, mélangez tous les ingrédients de la farce. Travaillez le mélange pendant 2-3 minutes en remuant toujours dans le même sens pour obtenir une texture légèrement collante.
Pour les Siu Mai : Mélangez tous les ingrédients (sauf les feuilles de wonton et la décoration) dans un autre bol. Là aussi, remuez vigoureusement dans le même sens pendant quelques minutes pour obtenir une farce homogène et qui se tienne.
Un petit truc que m’a appris un chef cantonais : si vous ajoutez quelques glaçons pilés pendant que vous mélangez la farce, la texture sera plus juteuse à la cuisson.
Étape 3 : Façonner les Ha Kao
Divisez la pâte en petites boules d’environ 20 g. Sur un plan de travail légèrement huilé, aplatissez chaque boule avec la paume de la main, puis avec un petit rouleau à pâtisserie, formez un disque fin d’environ 8-10 cm de diamètre. La pâte doit être plus épaisse au centre et plus fine sur les bords.
Placez une cuillère à café de farce au centre. Repliez la pâte en forme de demi-lune, puis pincez les bords en formant de petits plis réguliers (technique du « plissage »). Ne vous découragez pas si les premiers ne sont pas parfaits – même après des années, mes premiers dim sum de chaque fournée sont toujours un peu bizarres !
Déposez chaque ravioli sur un morceau de papier sulfurisé pour éviter qu’il ne colle.
Étape 4 : Façonner les Siu Mai
Prenez une feuille de pâte à wonton et placez-la dans la paume de votre main. Déposez une cuillère à soupe de farce au centre. Remontez les bords de la pâte autour de la farce en laissant le dessus ouvert (contrairement aux raviolis classiques, les Siu Mai sont ouverts sur le dessus).
Tassez légèrement la farce avec le dos d’une cuillère et aplatissez la base pour que le Siu Mai tienne debout. Décorez le dessus avec un peu de tobiko ou de carottes râpées.
Étape 5 : Cuisson à la vapeur
Tapissez votre panier vapeur en bambou avec du papier sulfurisé percé de quelques trous ou des feuilles de chou chinois (cette astuce évite que les dim sum ne collent).
Disposez vos dim sum en les espaçant d’environ 2 cm, car ils vont légèrement gonfler pendant la cuisson.
Portez de l’eau à ébullition dans un wok ou une grande casserole, puis placez le panier vapeur au-dessus. Cuisez à la vapeur pendant 8 minutes pour les Ha Kao et 10 minutes pour les Siu Mai.
Vous pouvez vérifier la cuisson en coupant un dim sum en deux : la farce doit être bien cuite mais encore juteuse.
Mes conseils et variantes pour des dim sum parfaits
- Pour la pâte des Ha Kao : si elle devient trop sèche pendant que vous travaillez, humidifiez vos mains avec un peu d’eau. Si elle colle trop, ajoutez un peu de fécule.
- Variante végétarienne : remplacez les crevettes et le porc par un mélange de champignons shiitake, de châtaignes d’eau hachées et de tofu ferme émietté.
- Pour une touche de luxe : ajoutez quelques dés de foie gras dans la farce des Siu Mai – une fusion franco-chinoise que mes invités adorent !
- Sauce d’accompagnement : préparez un mélange de sauce soja, quelques gouttes d’huile de sésame et un peu de vinaigre de riz. Vous pouvez y ajouter du piment si vous aimez les saveurs relevées.
- Conservation : vous pouvez congeler les dim sum crus sur un plateau, puis les transférer dans un sac congélation une fois qu’ils sont bien durs. Pour les cuire, pas besoin de décongélation, ajoutez simplement 3-4 minutes au temps de cuisson.
- Astuce authentique : dans les restaurants cantonais, on sert toujours du thé avec les dim sum. Un bon thé oolong ou un thé au jasmin accompagnera parfaitement votre festin.
Quand je reçois des amis pour un repas chinois, je prépare souvent mes dim sum la veille. C’est un vrai plaisir de voir leurs visages s’illuminer quand j’apporte à table les paniers fumants ! N’hésitez pas à organiser un atelier dim sum avec vos proches – c’est convivial et chacun peut personnaliser sa farce selon ses goûts.
Avec un peu de pratique, vous maîtriserez l’art du dim sum et pourrez explorer d’autres variétés comme les baozi (petites brioches farcies), les cheung fun (rouleaux de pâte de riz) ou les délicieux xiaolongbao (raviolis soupes). La cuisine chinoise est un monde fascinant où l’on ne cesse jamais d’apprendre !






